| e-commerce: les entreprises suisses se réveillent La décision de Levis de fermer son site de commerce électronique éclate comme un coup de tonnerre dans grand un ciel bleu. Motif invoqué: le coût dune boutique online est prohobitif par rapport au chiffre daffaires réalisé. Pareille nouvelle va amener de leau au moulin des détracteurs de le-commerce suisse. Et il en reste. Après des débuts plus quhésitants, les PME suisses ont rejoint les pionniers qui avaient tenté laventure sur un coup de tête, pendant la préhistoire du cyber-commerce - soit il y a trois ans. Les magasins helvétiques online sont plus ou moins crédibles. Certains grands distributeurs ont fait réaliser des sites somptueux que personne ne visite alors que des petits commerçants ont assemblé quelques pages et se sont référencés dans les moteurs de recherche. Leurs sites maigrichons se placent ainsi en tête des résultats sur Altavista ou Google, et leur fournissent une clientèle de plus en plus nombreuse et internationale. Lhôtel-restaurant Les Sapins à Blonay (au-dessus de Vevey) remplit parfois ses chambres à 80% grâce aux internautes qui visitent son site web. Je connais un hôtel dArosa qui fait une grosse partie de son chiffre avec son site renchérit Eric Bohli, directeur de Furrer & Partners, une grande agence de communication zurichoise. Il attire des touristes du monde entier qui cherchent sur la Grande Toile des hôtels suisses typiques. De petites chocolateries suisses font un tabac outre-atlantique auprès dAméricains qui cherchent les mots fine swiss chocolates alors que Lindt se contente de visiteurs qui connaissent déjà la marque. En Suisse, les dernières réticences à se lancer online sont en passe dêtre vaincues. La société Veillon, pourtant géant de la vente par correspondance, a longtemps temporisé avant de se lancer. Il y a quelques mois il nétait pas question dun quelconque site. Nous avions une cellule de veille. De nombreux concurrents ont essuyé les plâtres, et nous bénéficions indirectement de leur expérience. Nous ne voulions pas lancer le site pionnier le plus cher du web suisse. Nous désirions proposer un service impeccable du premier coup, même si cela exigeait de prendre notre temps corrige M. Jenny, adjoint au marketing. M. Bron, directeur du marketing, renchérit: Nous allons lancer un joli site en mars 2000. Nous recevons entre 1000 et 1500 e-mails par semaine, que ce soient des commandes ou des demandes dinformations. Il est clair que le web a pénétré dans les familles. A Genève, de nouvelles solutions clefs-en-mains vont bientôt être proposées aux petits commerçants. Nous allons leur proposer un magasin virtuel pour moins de 1000 francs annonce Camilla Koudraïev de NODS, Ils pourront ainsi avoir pignon sur web 2 semaines avant Noël. Ce type de boutiques, gérées à distance par les commerçants eux-mêmes, remporte actuellement un grand succès, et de nombreuses sociétés de webdesign sont sur les starting blocks. Pascal Montjovent Le trading online a le vent en poupe. Déjà considéré comme une référence en matière dinformations boursières en temps réel, Swissquote propose depuis trois jours à ses visiteurs de boursicoter à des conditions avantageuses et en toute sécurité. Depuis deux ans, 70000 visiteurs par jour ont rendu crédible le pari un peu fou que la société Marvel avait conçu: offrir un tel service risquait de faire doublon avec les grands sites américains. Le Crédit Suisse offre depuis quelques mois le trading online, et là aussi Swissquote espère faire la différence. Il sest adjoint lexpertise de la banque privée zürichoise Rued, Blass & Cie plus prompte à sauter dans le train du numérique précise Alfred Moeckli, directeur de Swissquote Trade SA. P. M. www.swissquote.ch |